Au revoir D800, bonjour X100T !

Cette annonce peut paraître surprenante, après vous avoir loué les qualités du couple terrible (D800 + 35mm f/1.4 Art). Ce n’est ni un coup de tête, ni un coup de soleil. Ce n’est pas un projet non plus, puisque j’ai déjà revendu tout mon matériel reflex, qui se résumait déjà à un boîtier et deux objectifs, pour le remplacer par le compact mirrorless Fujifilm X100T.

Alors, qu’est-ce qui a pu motiver ce choix à part une insolation ? 😀


Pourquoi avoir abandonné l’univers reflex ?

L’idée me traversait l’esprit de temps à autres, sans jamais s’installer. Elle s’est d’abord manifestée sous la forme de la curiosité, un peu amusée. Le jour où l’on me ferait poser mon reflex n’était décidément pas arrivé et il faudrait se lever bien tôt pour me convaincre du contraire. Seulement, personne n’a essayé de me convaincre, à part moi-même. Intrigué, je me mis en quête de trouver des lectures, des retours d’expérience de professionnels ayant emprunté ce chemin avant moi, afin d’en extraire d’hypothétiques raisons de rester dans ma zone de confort, d’asseoir mes préjugés.

Si, de Zack Arias à Stephen Bunn en passant par Riley Joseph ou Gérald Géronimi, j’ai rapidement trouvé des témoignages illustrés et argumentés (adressant en particulier la série X100 chez Fujifilm), j’ai en revanche eu davantage de peine à trouver ces raisons, ce qui n’a fait que renforcer mon intérêt pour ce changement. Un changement de matériel, certes, mais surtout de philosophie photographique.

La taille, ça compte !

Je me suis récemment retrouvé en duo sur un mariage, avec un ami photographe. Il s’agissait d’un reportage de la journée complète, depuis les préparatifs à 9h du matin jusqu’en milieu de bal, vers 2h du matin. Une journée classique mais qui reste longue pour le commun des mortels, puisqu’en supprimant environ 1 heure de travail pour les deux repas cumulés, cela laisse environ 16 heures d’activité. Dont la majeure partie du temps à porter le matériel.

Je vous le donne en mille : après avoir déambulé/couru toute la journée et procédé à plusieurs sessions de photos de groupes, mes presque 2Kg de boîtier+objectif à bout de bras m’ont provoqué quelques raideurs musculaires et crampes à la main droite, non sans me rappeler ma récente (décembre 2014) névralgie cervico-bracchiale. Malgré la BlackRapid (sangle type sling-shot), malgré le fait d’avoir considérablement réduit mon parc matériel. Et je ne vous parle pas de l’ami avec D3s, 24-70mm f/2.8, 70-200mm f/2.8, 24mm f/1.4, 50mm f/1.4… j’ai plaint son dos.

Ça, c’est mon ancien D200 et son Tamron 17-50mm f/2.8, en 2009. Niveau poids, ça revient à peu près au même que le D800 + Sigma 35mm f/1.4 en 2015 😉

d200

Si je résume, au complet, voici la comparaison entre mon fonctionnement Nikon et la promesse Fuji :

DSLR (NIKON)

  • Boîtier D800 + batterie : 1.000g
  • Objectif 1 35mm : 700g
  • Objectif 2 105mm : 725g
  • Batterie additionnelle : 130g
  • Poids total : 2.555g

Mirrorless (FUJIFILM)

  • Boîtier X100T + objectif interne + batterie : 440g
  • 6 batteries additionnelles : 240g
  • Poids total : 680g

Je ne compte pas les triggers ni les flashes, qui ajoutent pourtant du poids, car je les utiliserai toujours avec le système Fuji. Hormis ce point, le corollaire évident de cette différence est que j’emmène mon nouvel appareil partout avec moi. Il a élu résidence dans un sac ONA Bowery qui me permet de loger mes papiers personnels, ma phablette, une batterie chargeuse externe haute-capacité, mes clés, etc. Même quand il ne me sert pas, il reste discret par sa légèreté et son encombrement réduit, ce qui m’invite à ne pas hésiter à le garder avec moi.

Le style documentaire se pratique mieux dans l’ombre…

Une fois le dos soulagé, il reste d’autres problématiques. Mon style photographique, c’est le reportage documentaire. L’idée est donc de prendre le contre-pied des photos posées pour préserver le naturel et raconter des histoires sincères et justes. Avec un mirrorless, on passe presque pour un invité. On se retrouve d’ailleurs avec des gens qui ont un équipement plus massif que le nôtre. Autrement dit, c’est parfait pour se fondre dans la masse et créer du témoignage en images.

Outre le gabarit réduit de l’objet, on ne peut qu’apprécier l’assourdissant silence qui le caractérise. Remarquablement discret de base, le X100T dispose d’un mode silencieux qui parachève le travail. Finis les bruits du miroir qui claque dans l’église ou dans une salle de concert, pendant un récital classique, qui trahissent notre présence et altèrent parfois l’ambiance. Et pour cause, comme l’indique le nom mirrorless : il n’en a pas.

La discrétion est par conséquent un atout de taille (c’est le cas de le dire) qui évite aux sujets de revêtir leurs masques respectifs, presque comme un mécanisme d’autodéfense face à l’agression d’un gros reflex qui les tient en joue en ponctuant les prises de vue de petits claquements rappelant l’agréable mélopée des armes automatiques, explosions en moins. Je grossis volontairement le trait… 🙄

Une façon pratique d’assumer le discours théorique

Depuis des années, je râle à propos des gens néophytes (mais pas nécessairement mal intentionnés) qui, au cours d’un mariage, me sortent le traditionnel Eh ben, il fait vraiment de belles photos votre appareil !. 👿

Je pense que ça agace 100% des photographes car même si l’outil est important, il reste un outil. Et dans les mains d’un profane, il n’en sort rien de bon. A contrario, des appareils médiocres entre les mains de personnes talentueuses donnent des résultats surprenants !

Quelque part, je me suis toujours senti un brin hypocrite car même si c’est ma conviction, le fait de se trimballer 5000€ de matos (voire plus) vient en légère contradiction avec le postulat de départ. Cela dit, on peut toujours se défendre en expliquant que la durabilité et la fiabilité sont nécessaires aux pros et ont un coût évident. Mais aux yeux du profane, cela n’a pas de poids.

Alors quelle plus belle occasion que de prouver une fois pour toutes que même sans reflex, la qualité de mes images n’ira pas en s’amoindrissant ? C’est une sorte de défi personnel : mon outil est moins ergonomique qu’un reflex, c’est vrai. Son capteur n’est pas un full-frame, c’est vrai. Il aurait certainement un score risible sur DxOmark, c’est vrai. Mais je suis certain de faire d’au moins aussi bonnes images qu’avec mon ancien matériel, car ça reste un outil. Et maintenant, c’est devenu un outil discret, pas loin de la cape d’invisibilité 😉

Et je me réjouis d’avance de ne plus moins entendre cette phrase idiote !


Pourquoi Fujifilm et pourquoi le X100T ?

Comme je l’ai déjà expliqué dans un billet précédent, je ne badine pas avec le travail de recherche avant tout achat/changement d’outillage. Je laisse passer plusieurs nuits jusqu’à ce que j’aie récolté suffisamment de conseils, je lis les tests professionnels sur différents sites web indépendants, je lis surtout les avis, tests et retours d’expérience d’utilisateurs. Dans le cas de matériel photo, ça passe évidemment par la consultation d’images produites avec les outils à propos desquels je me renseigne. Idéalement, si c’est possible, je vais essayer en boutique ou mieux, sur le terrain après prêt par une connaissance. Pas de place à l’improvisation et pas de feeling surprise.

Deux viseurs valent mieux qu’un

Un viseur optique enrichi (si on le souhaite)

Le viseur optique reprend la formule rendue célèbre par Leica : on observe un cadre plus grand que le cadre de la photo, ce qui permet d’anticiper sa photo. En effet, on peut repérer des sujets allant entrer ou sortir du champ, à l’inverse de la visée reflex. En photo de rue comme de reportage, c’est très pratique.

Un viseur tout électronique

D’une simple pression sur un bouton en façade, le viseur bascule et devient tout électronique. On se rapproche alors de la visée reflex à deux point principaux près :

  • Primo : what you see is what you get. Autrement dit, ce que vous voyez correspond au résultat que vous obtiendrez. Modifiez la vitesse d’obturation ou la sensibilité ISO et vous verrez instantanément l’exposition changer dans le viseur. Finies, les photos témoins avant d’ajuster les réglages, les tâtonnements pour arriver au résultat souhaité.
  • Secundo : on y voit clairement mieux dans l’obscurité. Un viseur reflex vous montre la réalité. C’est pratique dans bien des cas mais ça peut devenir handicapant dans certaines conditions de lumière très difficiles.

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Les joies du télémètre électronique

Si le Fujifilm X100T n’est pas le premier appareil (loin s’en faut) à proposer une assistance à la mise au point sous la forme de Focus Peaking, il est en revanche le premier appareil au monde à disposer d’un télémètre électronique. Il apparaît, si on le souhaite, dans le coin bas-droit du viseur optique ou au centre du viseur électronique et présente deux images distinctes à des longueurs focales différentes qu’il suffit de superposer pour une mise au point réussie. C’est un peu le pendant du stigmomètre avec lequel il fallait aligner les deux demi-cercles au centre du viseur.

Un amour du 35mm

Depuis septembre 2014, je n’utilisais plus que mon 35mm. J’ai découvert cette longueur focale sur le tard mais elle m’a complètement séduit au point de réduire mon activité photographique à cette seule focale. Le X100T proposait un Fujinon 23mm f/2 sur son capteur APS-C (soit équivalent cadrage 24×36 : 35mm), ce qui était donc parfait. Une façon de consommer ce mariage au 35mm : l’objectif n’est pas interchangeable, j’ai accepté de me passer les menottes 😀

L’image par Fujifilm

La chromie des X-Trans

Vous qui entrez ici, laissez toute objectivité. En effet, les tons et le rendus des couleurs, c’est bien une histoire de goûts. J’aime le rendu Fuji, notamment leur dernière simulation de film CLASSIC CHROME, qui se rapproche franchement du KODAK KODACHROME. Les capteurs X-Trans n’utilisent pas une matrice de Bayer traditionnelle mais une matrice maison, et le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, emboîtant le pas au D800e puis au D810 qui ont inauguré cette technique : l’appareil est un poil plus sensible au moiré mais, en contrepartie, le capteur offre une meilleure définition.

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La qualité des fichiers de sortie

Qu’il s’agisse des RAW ou des JPEG, la qualité est au rendez-vous. Il est intéressant de noter qu’Adobe Lightroom embarque les simulations de films Fuji lorsqu’il s’agit de dématricer et de développer les RAW “.RAF”. Cela permet de retrouver en deux clics le rendu JPEG observable au niveau du boîtier. Cela peut paraître anodin mais lorsqu’on connaît la qualité du rendu JPEG sur la série X, cette possibilité permet d’économiser un précieux temps de traitement. Le traitement devient très sommaire et se résume à quelques coups de pinceaux pour affiner localement l’image à votre goût.

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La modernité à l’ère de l’immédiat

Le X100T intègre le Wi-Fi et agit comme un point d’accès auquel les smartphones et tablettes peuvent se connecter. Ensuite, à l’aide de l’application idoine, Fujifilm Camera Remote (disponible sur le Playstore et sur l’AppStore), on peut réaliser différentes opérations comme la prise de vue à distance, le transfert de photos ou encore le géo-marquage des images (un peu inutile à mon sens puisqu’il ne se fait pas automatiquement dans le boîtier et utilise le GPS du smartphone, et qu’il consomme pas mal de batterie).

Prise de vue à distance

Une fois connecté, votre smartphone ou votre tablette affiche un viseur déporté et vous permet de modifier vos réglages de prise de vue (vitesse d’obturation, ouverture du diaphragme, sensibilité ISO) avant de déclencher. Cette fonction est pratique si l’appareil est sur trépied et que l’on souhaite être présent sur une photo de groupe, par exemple, ou que l’on souhaite photographier un animal sans l’effrayer.

Transfert de photos

La fonction la plus intéressante, à mon sens ! Quel plaisir de pouvoir prendre une photo, la transférer directement sur son smartphone, éventuellement la traiter sommairement avec l’appli de son choix puis de la transmettre par mail, SMS, clé USB, ou encore la publier sur ses réseaux sociaux préférés… Fonction testée et approuvée par des amis qui ont pu récupérer leur photo immédiatement après la prise de vue. Ça peut paraître anodin ou gadget, mais ça fait sensation et surtout, c’est très pratique.

Impression à la volée

On parlait de faire sensation juste avant, eh bien ce n’est pas tout. Fujifilm propose une imprimante type Polaroïd (pas vraiment une imprimante car elle fonctionne sans encre mais fait réagir du papier Zink qui révèle l’image) pour environ 150€. Elle est portable (petite et légère), fonctionne sur piles (dommage, des batteries auraient été un choix plus judicieux) et se connecte en Wi-Fi directement au boîtier. Imaginez un client qui récupère sur-le-champ une photo papier, à la suite de son shooting… Là aussi, on peut trouver ça superflu mais ça laisse une trace tangible, palpable, ça rend les gens heureux et ça peut être un début de bouche-à-oreille favorable. Une façon supplémentaire de se démarquer.

Je ne l’ai pas achetée pour le moment car je trouve le prix de revient (à la photo) trop élevé. Toutefois, l’idée est bonne et nécessiterait d’être repensée et améliorée pour faire baisser le coût.


L’appareil parfait ?

Non. L’appareil parfait, c’est un fantasme, un leurre. Il n’existe pas d’appareil parfait. Au mieux, il existe un appareil adapté à son besoin. De nombreux photographes ne comprennent pas cela lorsqu’ils viennent marteler leur avis à grands coups de les reflex c’est mieux, c’est plus lourd mais la qualité est supérieure. Évidemment, ils ont raison. Techniquement, si les reflex sont plus gros, plus chers, plus lourds, plus solides, c’est pour une raison. Ils sont très polyvalents et selon le parc d’optiques qu’on leur associe, ils permettent d’exceller dans toutes les disciplines. Mais ils oublient que certaines personnes, dont je fais partie, ne font jamais de photo animalière, ni sportive, ni de macro, ni d’architecture. Moi, mon truc, c’est le reportage. Le reportage de vie, de mariage, des portraits environnementaux, un peu de paysages parfois. Et dans ces disciplines, pour un amoureux du 35mm comme moi, je pense que mon choix est le plus judicieux.

Ce X100T n’est pas exempt de défauts, loin de là. Il en a deux gros et un petit. On va y aller par importance décroissante :

  1. L’autofocus : clairement en retrait par rapport à tout reflex digne de ce nom. Pour autant, il reste efficace et fonctionnel. Ce point est rédhibitoire pour la photo sportive ou animalière, mais soyons honnêtes, il faudrait être bête pour vouloir pratiquer ces disciplines avec un compact, non ?
  2. L’autonomie des batteries : il ne vous aura peut-être pas échappé que j’ai 6 batteries de rechange, donc 7 au total. C’est beaucoup. C’est parce qu’elles sont petites et offrent moins d’autonomie que celles du D800. Quand je faisais 700 ou 800 photos par batterie au D800, on tourne plutôt autour de 300 à 350 avec le X100T si on utilise, comme moi, principalement le viseur électronique. Cela dit, taille et poids font qu’on arrive au même résultat pour 2 batteries de D800 ou 7 batteries de X100T.
  3. La qualité d’image bien que très bonne ne matche pas celle d’un D800 bien réglé avec une optique de qualité, c’est une évidence. Mais force est de constater que je n’ai jamais tiré d’A0, d’A1 ni même d’A2 en plus de deux ans de possession du D800. Pour un usage web, honnêtement, je doute que quiconque y voie une différence. Et si c’était le cas, il faudrait un œil très entraîné, bien loin de celui de mes clients. Par ailleurs, je ne fais pas du fine art mais du reportage donc je laisse les tests de mire aux autres, chacun son truc 😉

JBLX0573

D’accord, mais ça donne quoi ?

Comme toujours, on peut disserter des heures mais ce sont les images qui permettent de savoir si on se laisserait séduire ou non. Je proposerai peut-être une sorte de “blind test” prochainement, en mélangeant des photos au D800 et d’autres au X100T, pour voir si les lecteurs sauront faire la différence. 🙂

Mais, en attendant, quelques autres images :


Jonathan

Je suis un "pianographe à moteur". Cela résume trois de mes passions : le piano, la photographie et la moto. Les autres sont la lecture, les voyages et la gestion de mes sites web. J'essaie d'être critique et sincère à la fois, en chaque écriture, en me basant sur mon expérience et mes goûts personnels.

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18 Commentaires

Thierry

il y a environ 2 années Répondre

Très bel article promotionnel… ils paient cher Fuji ? PS: J’ai un X100

Jonathan

il y a environ 2 années

C'est marrant cette théorie du complot. D'après vous, si je dis du bien d'un produit, c'est que je suis sponsorisé ? En suivant votre logique, je pense que c'est plutôt Nikon et Sigma qui devraient me payer, non ? URL : https://www.pianographe.fr/blog/le-sigma-35mm-f1-4-art/

Car je n'ai pas trouvé de défaut au couple D800 + Sigma 35mm f/1.4 ART alors que j'ai bien souligné les premiers défauts repérés sur le X100T.

Je partage une expérience personnelle qui ne parlera pas forcément aux autres, la preuve. Je ne cherche pas à évangéliser comme peut le faire Vibert avec Canon, par exemple. Et quand bien même, je doute qu'il soit payé par Canon... Bref, dommage, cette réaction.

P.S. : j'ai un Nikon FM2 (ça n'a aucun rapport, mais je fais comme vous).

Marc

il y a environ 2 années Répondre

Bonjour, Tres interessant cette analyse. Je suis pour ma part plus nuance, possedant egalement ce fuji. Je dois cependant preciser que je n ai peut etre (certainement) pas assez travailler avec. Je possede a cote un D700, avec un 24-70 et le 70-200. C pourtant avec le 24/1,4 et le 85/1,8 que je prends le plus de plaisir.malgre le poids. Ce qui me manque c cette tres faible pdc propre au fx, dont j ai du mal a retrouver le pendant en dx. De plus certains choix dans les menus fuji entrainent des suppressions de fts: je pense par exple a la ft silence qui empeche le fonctonnement du flash, alors que le fait de mettre tous les sons a 0 permet lui de faire fonctionner ce flash!!! Sans internet, jamais je n aurais compris, tant le mode d emploi est mal fichu (enfin pour moi). Voilamon impression, je ne peux devolopper davantage car j ecris sur un smartphone de 3,5''. Marc

Marc

il y a environ 2 années Répondre

Bonjour,

J'avais lu votre test suite à votre intervention sur le blog "photoetmac". J'avais répondu, mais mon smartphone a déconné, du coup...

Pour apporter ma petite contribution, je dispose d'un D700 et de quelques zooms ouvrant à 2,8, ainsi que des fixes dont le 24 ouvrant à 1,4 que j'affectionne particulièrement. Je précise enfin que je ne suis qu'un amateur. J'ai également, dans le but d'accompagner mon D700 dans des pérégrinations plus légères, acquis le fuji X100T.

Du point de vue de la qualité des images produites par le X100T, rien à dire, en tout cas à reprocher tant il offre un rendu superlatif !

En revanche, mon impression est toute autre du côté de l'ergonomie matérielle ainsi que de celle des menus. De plus le mode d'emploi téléchargeable sur le net, n'explique rien quant aux interactions dans la sélection de différentes options ; heureusement le net fut là encore mon sauveur.

Ainsi pour illustrer mon propos, comment expliquer qu'en choisissant le mode "silence", la contrepartie est la désactivation du flash intégré! Et que le simple fait de mettre tous les sons à 0 manuellement n'engendre aucune incidence sur ledit flash?????

De même, la mise au point est parfois capricieuse et ne fait pas le point là où l'on voudrait qu'il soit fait ! De même, les molettes qui tournent et qui modifient les réglages sélectionnés font perdre du temps, car obligé de vérifier avant de déclencher...

Pour bien comprendre, le X100T est mon compagnon de balade en montagne, l'été en rando à pied et l'hiver en rando à ski. De fait, je le place en bandoulière et le cale au moyen d'un thumb up contre la sangle du sac à dos.

Je ne veux pas que mon avis soit pris pour une critique négative, car l'appareil est attachant, mais par ces aspects déconcertants, il peut arriver qu'il m'énerve. Je trouve d'ailleurs les menus très peu intuitifs, comparé au D700 (qui ne doit plus être un modèle du genre tant il est à présent "vieux").

Marc

Jonathan

il y a environ 2 années

Bonjour Marc,

Avant toute chose, recevez mes excuses pour le délai de publication de vos messages : mon outil anti-SPAM a classé votre premier commentaire comme indésirable (certainement à cause de la syntaxe approximative issue de votre smartphone) sans me prévenir et ce n'est qu'à votre deuxième contribution que j'ai reçu une alerte de mise en SPAM pour vérification manuelle.

Merci pour votre retour d'expérience. Je suis d'accord avec vous sur certains points et moins sur d'autres, mais c'est clairement un ressenti personnel. Je vais essayer de vous répondre point par point.

  • Je pense que vous êtes dans le vrai quand vous parlez de profondeur de champ très faible en APS-C. Au mieux, on trouvera par exemple le Sigma 18-35mm f/1.8 pour les DSLR ou bien le Fujinon 56mm f/1.2, par exemple (équivalent cadrage FX 85mm f/1.7). On reste moins "fin" qu'avec un 135mm f/2 ou un 85mm f/1.2 chez nos amis les rouges. En ce qui me concerne, ça ne me dérange pas tellement car il est rare que j'aie besoin d'un visage dont toutes les parties ne seraient pas nettes, en reportage. Mais je comprends que cela puisse être un frein en macro ou en photo de détails, par exemple.
  • Vous avez totalement raison pour la gestion du flash et les contraintes liées au mode silencieux (et à l'obturateur électronique). J'ai également dû parcourir les forums de support lorsque j'ai souhaité utiliser mes transmetteurs Cactus V6 avec mes flashes déportés et les réponses trouvées, bien qu'exactes, sont assez improbables et dépourvues de tout bon sens !
  • Pour autant, habitué aux menus Nikon, je n'ai pas été déçu ni perdu outre-mesure en découvrant les menus Fuji. Je pense que ce point est en effet très lié aux habitudes personnelles. Il paraît que les menus de Canon sont le caviar en la matière, mais je n'ai pas eu l'occasion d'en faire l'expérience.
  • Contrairement à vous, je n'ai aucun problème de molette de réglage trop lâche ou qui tournerait par accident. En revanche, et ce point m'agace fortement, le commutateur On/Off est vraiment trop souple, lui, pour le coup, et j'allume fréquemment le boîtier par erreur, simplement en le manipulant. Heureusement, il se met en "veille" (certainement grâce à un mode d'économie d'énergie activé) ce qui limite l'impact sur la batterie. Ce point est une aberration quand on sait que le X-T1, sorti plus tôt, dispose d'un commutateur On/Off bien plus raide et pratique : pas d'erreur possible.
  • Si l'autofocus est effectivement capricieux, par moments, ce qui me dérange davantage est le fait de n'avoir pas trouvé (en imaginant que c'est faisable) la possibilité de dissocier déclencheur et mise au point. En effet, je travaille depuis longtemps avec le bouton AF-ON dédié à la mise au point et avec un déclencheur libre, ce qui est terriblement efficace dans l'action. Maintenant, je me retrouve avec des mises au point sauvages là où je n'en veux pas. Pire, elles surviennent même au cours d'une série, lorsque je laisse mon doigt à mi-course sur le délencheur, provoquant parfois une mise au point ratée alors qu'elle était bonne au premier cliché. Sur ce point précis, j'attends très clairement une solution technique, fut-ce via une mise à jour du firmware ! Fujifilm, si vous me lisez... faîtes vite svp, c'est vraiment pénible et contre-productif.

Comme vous le soulignez et comme je l'évoquais dans l'article, malgré le fait qu'il soit un bon appareil produisant de très bonnes images, le X100T reste perfectible tant sur le matériel que sur le logiciel. Rien de rédhibitoire mais des défauts qui agacent au quotidien, au risque de faire légitimement retomber l'enthousiasme chez certains utilisateurs.

Marc

il y a environ 2 années Répondre

Bonsoir Jonathan,

Merci pour m'avoir répondu et au passage d'avoir complété certains points que je n'avais pas assez développés, mais sur lesquels je vous rejoins.

La profondeur de champ est inhérente à la taille du capteur, c'est un fait et il faut faire avec !

Comme vous le disiez, l'appareil reste largement perfectible, mais c'est bien dommage je trouve, car il s'agit tout de même de la troisième version ! Certes, des améliorations ont été apportées, mais il demeure toujours des éléments mal pensés.

Pour ce qui était des déréglages, je pensais également à ce bouton on/off trop "léger": du coup il est actionné accidentellement et l'appui lui aussi non désiré sur les autres boutons va entraîner des choix non désirés.

Il est une chose que l'on a dû mal à concevoir: c'est de "désapprendre". Et j'en suis le premier fautif, puisque je le compare à un réflex, mais voilà, habitude quand tu nous tiens...

Jonathan

il y a environ 2 années

Bonjour Marc,

Je vous réponds bien tard, une fois encore, mais c'est davantage pour apporter une précision : à toutes fins utiles, j'ai fini par trouver, quelques jours après avoir posté mon précédent commentaire, une solution de contournement pour dissocier le déclenchement et la mise au point, et ça fonctionne à merveille !

Il suffit en réalité de désactiver l'autofocus au niveau du petit sélecteur se trouvant sur la face gauche de l'appareil (S/C/M : sur M comme manuel) et d'associer la mise au point au bouton AF-L. Cette configuration m'a permis de retrouver mes repères et de regagner l'efficacité temporairement perdue.

Par ailleurs, et cela fera l'objet d'un article dédié prochainement, si j'ai moins de temps pour alimenter ce blog, c'est parce que je suis devenu papa et que je tiens un nouveau blog, en parallèle : Louiiise.fr ! Vous pourrez y trouver de nouvelles photos, évidemment toutes prises au X100T, mon seul boitier numérique.

Bruno K

il y a environ 1 année Répondre

Rien que pour cette dernière info, je ne regrette pas d'avoir lu cette page. Je parle de la possibilité du AF ON sur le X100T Merci pour info

Jonathan

il y a environ 1 année

Bonjour Bruno,

Avec plaisir, tant mieux si ça a pu être utile !

RAOUL Jacques (63 ans)

il y a environ 1 année Répondre

Bonjour,

Je découvre votre blog seulement maintenant. Désolé. Ce Fuji X100T est, à mon avis, un appareil exceptionnel. Encombrement, qualité optique, piqué des photos, sensibilité...

J'espérais que, pour cette troisième version, Fuji y aurait placé un capteur 24x36. Ce ne fut pas le cas. Je l'ai acheté quand même. Après tout, mon reflex Canon (+ obj. EF 24-85) est aussi équipé d'un capteur APS-C. Seulement ici, le principe et la génération du capteur ne sont plus les mêmes !

D'autre part, je constatais qu'en voyage, j'utilisais pratiquement tout le temps la même plage de focales (équiv. 30-40mm).Pourquoi continuer à m'embarrasser d'un reflex lourd, encombrant, et dont le zoom, finalement, ne se justifie plus vraiment, lorsque l'on fait de la photo de paysage, de scènes de rue, etc. ?

Compte tenu des de ces aspects d'utilisation ainsi que des exigences que j'avais en matière de rendu et de qualité, après avoir pris en main cet appareil au salon de la photo 2014, discuté avec des photographes que je connais et qui possédaient les versions antérieures X100 et X100S, je l'ai acheté —en version noire— début 2015.

J'ai fait le chemin vers Compostelle (chemin de la côte puis chemin primitif) avec cet appareil, ainsi qu'un petit pied de table et deux batteries au total. Une marche de 32 jours. 1800 photos au total. Et je ne regrette vraiment pas mon achat ! TOUT, dans les résultats obtenus avec mon Fuji X100T a été à la hauteur de mes espérances : mise en oeuvre, couleurs, piqué, séparation des plans... On y retrouve la molette classique de vitesse, la bague d'ouverture, un affichage paramétrable extrêmement clair, dans le viseur...

Un bémol, peut-être : la position du bouton de déclenchement vidéo. Mais pour le reste, je trouve cet appareil quasi-parfait. Je ne renie pas le reflex pour autant, mais le Fuji a largement ma faveur. Je guette avec une certaine anxiété, le jour où Fuji en sortira une version "plein format"...

Amicalement,
Jacques RAOUL

Jonathan

il y a environ 1 année

Bonjour Jacques, et merci pour votre commentaire détaillé.

Je pense avoir partagé vos appréhensions avant de faire le grand saut, notamment en ce qui concerne le format du capteur, étant habitué au 24x36 du D800. J'ai lu des dizaines de tests, d'avis, de décorticages techniques, sans que cela me rassure forcément. Et puis... j'ai cherché des photos réalisées avec la famille X100 (qui possède un eq. 35mm depuis le départ), un peu partout —et notamment sur FlickR, assez pratique sur ce point. Et ça a fini de me convaincre !

En fin de compte, il faut se connaître soi-même (identifier son besoin et ses contraintes). L'important, c'est la bonne focale avec un matériel qu'on arrive à utiliser sans réfléchir, du contenu intéressant et le post-traitement que l'on opère qui font une photo. Pas de savoir si c'est un 85mm f/1.2, f/1.4, f/1.8 ou un D40, un D810 ou un D5. Seul le résultat compte. Et j'ai vu de très belles images sorties des X100.

Mon raisonnement a été le suivant : les X100 ne sont pas moins capables que les DSLR les plus chers, pour mon usage. Tout le défi était alors de sortir de ma zone de confort sans créer de "rupture" dans mon portfolio, malgré le changement d'outil. J'aime penser que j'ai réussi, je ne fais ni mieux ni moins bien qu'avant. Mais je suis plus discret, moins fatigué, moins focalisé sur le matériel et davantage sur les images et le plaisir photographique. Le débat sur le format de capteur ne me parle plus, en ce sens que les images que je produis aujourd'hui me conviennent autant que les images que je produisais hier en plein format.

Je serai plus sévère que vous pour la vidéo : je la trouve extrêmement mal pensée et peu exploitable. Parfois, ce simple point me rend nostalgique du D800. L'autofocus est toujours un réel problème mais on finit par s'en accommoder.

Par ailleurs, vous avez raison de souligner ses qualités, parfois surprenantes pour un si petit boîtier : les images à 4000 ISO sont tout à fait exploitables et font, entre autres, de beaux monochromes avec un rendu grain proche de certains films, dont le très fin Panatomic X de Kodak, dont je suis amateur. Encore une fois, c'est un boîtier qui, comme tous les autres, mérite d'être jugé sur les images qu'il produit et non sur une fiche technique (qui n'a en l'occurrence pas à rougir face à la concurrence).

P.S. : vos photos de paysages sont superbes et j'ai également bien apprécié la galerie un peu asbtraite, pleine de couleurs et formes, à travers le verre coloré.

Chorus

il y a environ 1 année Répondre

Bonjour,

Je prends le train en marche, vous m'en excuserez. Merci pour les précisions apportées par votre article et les différents commentaires constructifs que j'ai pu lire. Tout cela aide à se faire un avis éclairé sur le choix d'un équipement qui est toujours un moment sensible.

Je suis actuellement équipé d'un Sony A850, d'un 24-70 f:2,8 et d'un 135 f:1,8 Zeiss. Au final, j'affiche à peine 4000 vues au compteur en 5 ou 6 ans alors que la photo est ma passion. Car malgré les qualités intrinsèques de ce matériel, je ne l'emporte que trop rarement avec moi, tout simplement parce que je n'y pense pas. Et si je n'y pense pas, c'est qu'utiliser ce matériel n'est pas toujours synonyme de plaisir (bien que j'aime le rendu des photos que je fais). C'est une réalité que je ne peux pas ignorer.

Pour avoir eu un M6 équipé entre autre d'un 35, j'ai constaté combien cette focale était agréable à utiliser. Elle ne quittait mon boitier que pour y poser le 90 apo lorsque je voulais faire des portraits (très beau caillou, magnifique rendu). C'est la raison pour laquelle je lorgne aujourd'hui vers Fuji qui représente à mes yeux (au sens 1er du terme) le meilleur compromis... car sans compromis sur la qualité des images.

A ce jour, mon choix pourrait s'orienter vers le X200 (oui, je peux attendre quelques mois supplémentaires pour me faire ce cadeau), qui reprendrait les qualités du Xpro2 en version plus compacte, avec flash intégré, dos orientable (semble-t-il, assez utile en photo de rue pour des prises discrètes autour du cou) et espérons le, autonomie en hausse. J'y ajouterai certainement le Xpro2 + 90mm afin de satisfaire mon goût pour les portraits. Disposer des 2 boitiers est une façon de gagner en réactivité et en autonomie lorsque l'on a besoin des 2 mondes (univers du 35mm et du 135mm), même si j'avoue que c'est un investissement.

Je relativise ce coût car je garde en tête le fait qu'un M version 240 + un bon 35mm coute 10.000 €, 14.000 avec le 90, là où ma "fujication" me reviendrait à 4000€. 10.000€, c'est une différence de prix que j'ai du mal à justifier aujourd'hui au regard des résultats obtenus, de l'obsolescence du matériel numérique, et des lacunes chroniques des Leica M.

NB 1 : pour qui veut faire des photos en tout manuel, nul besoin d'un M.
NB 2 : Mais je ne conteste pas le réel plaisir que l'on a à photographier avec un Leica, (tout comme on peut avoir plaisir à porter un vêtement de grand luxe ou à s'offrir un très bel objet), le plaisir entrainant une utilisation plus fréquente du matériel : cercle vertueux.

Chorus

il y a environ 1 année Répondre

...et pour compléter mon propos, j'espère que Fuji ne passera pas au FF qui n'apporte strictement RIEN par rapport à un APS-C de type Fuji, si ce n'est du poids, ce que le Xpro2 démontre photo après photo... Sauf peut-être l'image que l'on s'en fait (mais uniquement dans sa tête cette fois!).

On peut comparer une berline à un 4x4, une tablette à un ordi de 15' etc... Cela a-t-il du sens ? La seule chose qui compte c'est : ce que j'achète est-il adapté à mon besoin ? Ai-je plaisir à l'utiliser ? Car les besoins de Paul ne sont pas ceux de Jacques. Et il est souhaitable qu'ils ne choisissent pas le même matériel s'ils n'en ont pas le même usage. Souvent on cherche à convaincre l'autre que SON choix est nettement meilleur que le sien. Alors qu'il est juste différent. Mais accepter la différence, en photo comme ailleurs, n'est pas la qualité 1ère de l'être humain.

Jonathan

il y a environ 1 année

Bonjour Chorus,

A vos deux riches commentaires, je pourrais répondre en un mot : Amen. Nous partageons la même vision de l'outil (photographique en particulier, mais outil en général également).

A votre idée de setup bicéphale et à son coût d'environ 4.000€, je répondrais que vous n'avez peut-être pas pris en compte la revente de votre matériel actuel, qui pourrait sensiblement alléger la douloureuse.

Comme vous l'avez possiblement lu sur le blog, j'ai également eu l'opportunité de tester gracieusement, une semaine durant, le X-T1 et son 56mm f/1.2 APD (eq. 85mm 24x36), qui est un complément intéressant à mon X100T. Toutefois, avec deux boîtiers, pour ma part, je perds l'avantage de la compacité et de la légèreté extrêmes. Mais là encore, si c'est votre besoin, d'autant plus si vous êtes amateur de 135mm, il n'y a pas matière à discuter : votre choix est le bon.

Enfin, je vous rejoins sur le futur de Fuji et les espoirs que nous, pauvres consommateurs, y plaçons. Pour le moment, ils font bien ; pourvu que ça dure !

P.S. : l'autonomie est un faux problème car les batteries sont petites, légères, abordables et moi qui en possède 7 au total, je n'en ai jamais utilisé plus de trois sur une journée complète, pour l'instant.

XBPhotographies

il y a environ 1 année Répondre

Salut !

Merci pour ton article, pour ton expérience devrais-je dire, que j'ai eu plaisir à lire et qui donne un avis bien plus précieux que celui des nombreux blogs qui ne vont pas bcp plus loin que la fiche technique et les photos de mires...

Je me tate aussi, ce qui me fait hésiter c'est plutôt la focale, utilisant majoritairement le 24 et le 58.

Je travaille également avec du matériel Nikon depuis longtemps. Sais-tu me dire ce que donne la dynamique d'un RAW Fuji / D800. Car sur ce point, surtout à bas iso, les capteurs FF nikon sont imbattables quand tu souhaites remonter des ombres et/ou travailler ta photo.

Merci à toi

Jonathan

il y a environ 1 année

Salut à toi,

Comme j'ai tendance à souvent le répéter, l'importance, je pense, est de connaître son besoin. Tu dis que tes focales de prédilection sont le 24mm et le 58mm (en équivalent 24x36, j'imagine), et personne ne peut mieux le savoir que toi-même. Un bon exercice consiste à utiliser un petit logiciel qui va lire les EXIF de tes photos et générer des statistiques : les chiffres ne se trompent pas et on voit toujours une tendance se dégager clairement.

Dans ton cas, le compact n'est peut-être pas l'idéal, ou bien en complément seulement ? Deux focales suffisamment différentes signifient nécessairement de pouvoir utiliser deux objectifs. Du coup, le mirrorless à objectifs interchangeables ou les DSLR restent mieux adaptés à ton besoin, d'après moi.

Maintenant, pour répondre à ta question sur le X100T et sa plage dynamique comparée à celle du D800 : sur le papier comme en réel, celle du Fuji est bien moindre que celle du Nikon, et c'est logique. Maintenant, si tu exposes correctement (pas générique mais plutôt "que tu exposes correctement par rapport à l'editing que tu souhaites opérer"), tu n'auras normalement pas de problème.

Pour ma part, je n'ai jamais ressenti de frustration sur ce point. Sur l'AF, oui, parfois. Sur la dynamique du capteur, franchement, non. Et puis, pas trop fan des ambiances HDR, ça joue peut-être aussi. Mais si c'est un point très important pour toi, alors tu risques potentiellement d'être déçu.

Je pense qu'il faut garder en tête que ce boîtier est principalement conçu pour du reportage. Ses qualités maîtresses sont une très bonne qualité d'image pour un encombrement très réduit, une discrétion sans pareille, un plaisir à la prise de vue et des simulations de films efficaces. On peut le faire sortir un peu de sa zone de confort, en studio, en portrait, en paysage... Mais si c'est pour faire du processing "lourd", c'est le mauvais cheval et ça ne vaudra jamais l'expertise technique/labo d'un Canikon.

En espérant avoir répondu à ton interrogation :) Pour le reste, les images parlent + que les mots. Si tu trouves que ça manque de dynamique (ou pas), tu as ta réponse ;)

Hugo

il y a environ 8 mois Répondre

Bonjour,

Je n'aurais pas écrit mieux...

Je suis équipé en Nikon pro avec les optiques qui vont avec... et après avoir acheté un Fuji x30 comme bloc-notes, je me rends compte que c'est lui que j'utilise le plus (tous mes potes photographes en ont acheté un).

Je vais garder mes reflex, car ça fait riche et pro devant le client, mais je vais acheter un X100T.

Jetez un coup d'oeil aux sites que je réalise .... 80 % des photos sont faites avec une " Merdouille de X30 à 450 € " :)

Jonathan

il y a environ 7 mois

Bonjour Hugo,

Merci pour votre commentaire. Eh oui, c'est un avantage "pratique" mais qui compte beaucoup : ces petits boîtiers sont faciles à emporter avec soi , agréables à utiliser et produisent de belles images. Je vous rejoins : ce n'est pas le prix du matériel qui fait la qualité des photographies, ça se saurait.

Toutes marques confondues, n'importe quel appareil de moins de 10 ans avec un mode manuel est largement capable de créer de bonnes images. Les besoins spécifiques appellent des capacités supérieures et donc du matériel spécifique à un coût supérieur, c'est bien normal. Pour les photos de la vie courante, les portraits, les scènes de rue, les paysages, les photos documentaires et de reportage, pas besoin de casser la tirelire outre-mesure et votre X30 n'a pas à rougir, loin de là, du moment qu'il est entre des mains (et devant des yeux) averti(e)s ;-)

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